Police Municipale

La Police Municipale veille à la sécurité des biens et des personnes

Depuis quelques temps, fort est de constater, malheureusement, une recrudescence de l'incivilité et de la délinquance. Si Tahiti est, heureusement, pour l'instant, préservé des actions des grands malfrats et du crime organisé, il n'en demeure pas moins vrai que l'on doit désormais veiller, bien plus qu'auparavant, à la sécurité des biens et des personnes. C'est devenu également l'un des objectifs majeurs de l'équipe municipale. A cet effet, 34 agents de police judiciaire adjoints sont affectés, 24h/24 à la surveillance des routes, des abords des écoles et des autres sites sensibles de la commune. Ils jouent aussi un rôle de prévention vis-à-vis de la petite délinquance et des troubles du voisinage.

1. Vidéosurveillance pour renforcer la sécurité

En matière de prévention et de dissuasion, la vidéo protection représente un outil efficace particulièrement sur les sites sensibles. En 2012, une caméra opérationnelle supplémentaire a été installée à hauteur de MATATIA et des caméras fictives ont été placées en des lieux stratégiques, afin de dissuader les auteurs potentiels d'infractions, surtout dans le domaine de l'environnement. Le dispositif de surveillance de la commune est constitué de 15 caméras opérationnelles et 2 fictives. Ce réseau peut être utilisé à des fins de répression. Le Procureur de la République peut ainsi saisir les images enregistrées pour les besoins d'une enquête judiciaire, qu'il s'agisse d'un accident, du vol d'un véhicule ou d'une pirogue, d'une bagarre, mais aussi de l'usage ou de la vente de stupéfiants ou d'un délit de racolage sur la voie publique. Depuis octobre 2012, le service de la police municipale a nommé un agent de police judiciaire adjoint qui est chargé de la vidéosurveillance et qui travaille en étroite collaboration avec la gendarmerie. Il l'aide, non seulement,  à rechercher des images précises afin d'identifier des individus ou des véhicules en situation d'infraction, mais il effectue également des surveillances en commun avec un officier de police judiciaire habilité à relever d'éventuelles infractions en temps réel à partr d'images filmées.

2. Sécurité sur les routes

La sécurité sur les routes, particulièrement aux heures de pointe de la circulation routière, demeure l'une des priorités de la commune. Des agents de la police municipale sont postés à des moments et à des endroits stratégiques, tels que les abords des écoles, les ronds-points de la mairie ou le secteur de TAINA. En cas d'accidents de la route, ces agents établissent un périmètre de sécurité, afin d'éviter qu'un autre sinistre ne vienne agraver le précéden, mais pour préserver également les intervenants (pompiers, SMUR ou gendarmes) et recueillir dans de bonnes conditions les informations indispensables à la rédaction du constat. La brigade motorisée effectue de nombreux contrôles routies, afin de verbaliser un certain nombre d'infractions : excès de vitesse, taux élevé d'alcoolémie, usage de stupéfiants, non-utilisation de la ceinture, emploi du téléphone au volant, etc. Ces contrôles sont organisés en partenariat avec les gendarmeries de PUNAAUIA et de FAAA, selon un planning établi conjointement. La nuit et les week-ends, les routes de la commune deviennent bien souvent un lieu de courses sauvages d'engins ou de voitures. Elles occasionnent des nuisances sonores pour les riverains et font courir des risques réels aux autres usagers de la voie publique. Dans la majorité des cas, il s'agit de la Route Des Plaines et des voies de circulation dans la zone industrielle de la PUNARUU.

3. Nuisances sonores

La tranquillité est une responsabilité qui incombe au Maire. Pour permettre l'application des dispositions du Code Général des Collectivités Territoriales, les brigades d'intervention de la police municipale ont été missionnées, afin d'intervenir chez les contrevenants. Ils sont, malheureusement, encore trop nombreux, surtout du côté de OUTUMAORO et de TAINA. Force est de constater que ces actions de prévention n'ont pas encore entraîné une diminution des nuisances sonores. En 2012, et à la suite de réunions de travail avec les différents acteurs judiciaires, notamment les commandants de gendarmerie et le secrétariat de l'Officier du Ministère Public, une procédure simplifiée a été élaborée, afin de pouvoir verbaliser directement l'auteur des faits. Cette procédure est actuellement à l'essai.

4. Consommation d'alcool sur la voie publique

La consommation d'alcool, surtout lorsqu'elle est excessive, est bien souvent à l'origine de troubles. Un arrêté du Maire interdit sa consommation sur la voie publique, dans la mesure où des personnes en état d'ébriété, une fois désinhibées par leur alcoolémie, peuvent troubler l'ordre public avec un comportement injurieux, voire agressif. Les agents de la police municpale sont habilités à relever ce type d'infraction à partir d'un procès-verbal simplifié. Elaboré en collaboration avec la gendarmerie, il permet d'inviter le contrevenant à quitter les lieux. Si son état d'ébriété est avancé (délit d'ivresse publique caractérisé) ou si la personne refuse d'obtempérer, les agents peuvent conduire le délinquant devant un officier de police judiciaire et le placer en cellule de dégrisement. La situation, en matière d'ivresse publique et manifeste s'est dégradée en 2012. De nombreuses personnes consommant de l'alcool sur la voie publique ont du être évacuées, particulièrement dans le secteur de MATAVAI ou d'OUTUMAORO. Dans certains cas, les situations délictuelles ont dégénéré : jets de pierres, insultes, dégradations de véhicules de service et agressions sur des agents dépositaires de l'autorité publique ont été relevés. Pour répondre à ce phénomène préoccupant, les équipes ont été renforcées à partir d'éléments supplémentaires, les vendredis et samedis soir. Par ailleurs, un partenariat encore plus accentué avec la gendarmerie a été mis en place pour faire face à certaines situations spécifiques. De plus, une annexe de la police municipale a été érigée à OUTUMAORO, près du magasin TAUA, au mois de septembre 2013. L'installation de cette annexe à cet endroit devrait permettre d'apaiser les tensions entre individus.

5. Opérations d'ilotage

Parmi les missions de proximité, des opérations d'ilotage ont également lieu. Comprenant des surveillances à pied ou en vélo dans des secteurs préalablement définis, elles rendent les agents de la police municipale plus accessibles à la population. Ils peuvent ainsi plus facilement interpeller les résidents, ou répondre à leurs questions, et éventuellement, recueillir leurs doléances. Ce dialogue, une fois instauré, les riverains n'hésitent pas à évoquer les divers problèmes de quartier. Ces informations s'avèrent précieuses car permettent aux agents de mieux définir le profil du quartier ou des intéressés. D'ailleurs, la gendarmerie est de plus en plus demandeuse de ces patrouilles pédestres mixtes qui leur permet d'accéder à des renseignements utiles pour leurs enquêtes. Des randonnées sont également organisées en commun avec la gendarmerie et le service des douanes, afin d'explorer nos montagnes et de trouver d'éventuelles plantations de cannabis.Toutes ces opérations, menées conjointement avec les servcies de l'Etat, permettent de renforcer les liens de partenariat entre les différentes entités représentant l'autorité publique.

 

ATTRIBUTIONS DE L’AGENT DE POLICE MUNICIPALE